Vacance romaine

10 - 21 mai 2011

Joueurs d'échecs à Piazza del Fico


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PROGRAMME


Mardi 10 mai


Arrivée à Rome de la première equipe de recherche de l'ESA des Pyrénées, composée par Cindy Coutant, Manon Didierjean, Elise Fahey, Audey Lefebvre et Léa Meriem Saadane

Réunion programmatique avec les enseignants Philippe Fangeaux et Federico Nicolao qui dirigent l'equipe

© Villa Medici http://www.villamedici.it

Rencontre à la Villa Médicis avec Evelyne Rollet, responsable des pensionnaires, Michelina Terreri, responsable de la coordination des activités culturelles et de la communication et Ludovica Solari responsable de la presse et de la communication de l'Academie de France

Balthus Michelina

Lecture collective dans les jardins de l'académie de France à Rome de l’entrée Luciole du livre de Jean Christophe Bailly Le propre du langage. Voyages au pays des noms communs.

Visite à la basilique de Santa Maria del Popolo

Vision de la Conversion de Saint Paul et de la Crucifixion de Saint Pierre du Caravage

Les experts formulent l'hypothèse que pour peindre ses tableaux Michelangelo Merisi dit le Caravage s'immergeait dans une obscurité quasi totale et brossait ses images grâce à un mélange de blanc de céruse et d’éléments chimiques et de minéraux visibles dans le noir.
Nombre de chercheurs ont émis l’hypothèse qu’il utilisa une poudre photoluminescente faite de lucioles concassées, souvent utilisée à l’époque pour les effets spéciaux au théâtre.

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Promenade dans la Via Margutta, une petite ruelle du centre de Rome dans le rion Campo Marzio, connue comme le coin des etrangers, en contrebas du mont Pincio, aujourd'hui lieu de galeries d'art et bouiques de luxe mais jadis siège des écuries de la ville et de tous les ateliers des artisans. Célèbre après le film Vacances Romaines, passèrent par ici Jean Cocteau , Djagilev ou Picasso, y résidèrent Fellini et Giulietta Masina., Anna Magnani, Guido Ceronetti, Piero Chiara, Achille Perilli, Carla Accardi, Afro, Renato Guttuso, Mario Mafai, Giorgio De Chirico et bien d'autres. Certains imaginent que son nom prend origine d'une goutte de mer ("Maris gutta")

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Dîner


Promenade à la fontaine de Trevi (le célèbre set de La dolce vita de Federico Fellini mais aussi bien d'une des scènes de Nocturnes pour le roi de Rome de Jean-Charles Fitoussi)

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Rencontre avec Jean Charles Fitoussi
Né à Tours le 1 juin 1970, Jean Charles Fitoussi tourne son premier film en 16mm, Aura été, en 1994 et son second D'ici là l'annèe suivante à Rome.
Assistant de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet de 1996 à 2007, il tourne un film docimentaire sur leur méthode de travail, Sicilia si gira ! en 2001
Son premier long métrage, Les jours où je n'existe pas sorti en 2003, explorant à sa manière les sentiers du cinéma fantastique, remporte un succès critique ainsi que le Grand Prix du Festival de Belfort et celui du Meilleur long métrage Cinemavvenire au Festival de Turin.
Le Dieu Saturne moyen métrage, est ensuite réalisé dans le cadre d'une série commandée par la chaîne de télévision Arte puis présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes en 2004.
Il devient pensionnaire de la Villa Médicis en 2005 et y réalise Nocturnes pour le roi de Rome, premier film entièrement tourné avec une caméra de téléphone portable, qui est sélectionné au Festival de Cannes à la Semaine internationale de la critique en 2006.
En 2008 il réalise à Kyoto, en résidence à la Villa Kujoyama, pour la deuxième fois avec une caméra de téléphone mobile, un ensemble de miniatures regroupées sous le titre Temps japonais, dont certaines composent sous ce même titre un film à durée et “géométrie variable” au gré des projections.
Son dernier film, Je ne suis pas morte , a été présenté en 2008 au Festival de Locarno et primé à Mar del Plata et Belfort.
L’ensemble de ses films s’inscrit dans une série intitulée Le château de Hasard.
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Projection de Nocturnes pour le roi de Rome



Mercredi 11 mai


Lecture collective d’extraits de Survivance des lucioles de Georges Didi Huberman


Rencontre conversation sur l'image avec Jean Charles Fitoussi

(Le rendez-vous est pris initialement à la Villa Médicis là où Rossellini a tourné le plus célèbre des plans séquence de Rome ville ouverte, maisse deroule enfin chez les chercheurs)


Projection d'extraits d'autres films de Jean Charles Fitoussi

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Visite de l'église de Saint Louis des Français


Vision de La vocation de Saint Matthieu, de Saint Matthieu et l'ange et du Martyre de Saint Matthieu du Caravage




Visite du Musée du Louvre, la célèbre librairie romaine de la via della Reginella; rencontre avec Francesco Casetti.

Giuseppe Casetti (de dos) avec un visiteur de la galerie
Analyse de l'archive de la galerie et en particulier des images de Mario Dondero d'ateliers romains d'artistes contemporains de différentes generations de Festa et Schifano à Twombly, d'Accardi à Perilli, Rotella etc.

Giosetta Fioroni © Mario Dondero

Tano Festa e Mario Schifano © Mario Dondero

Cy Twombly © Mario Dondero

Cy Twombly © Mario Dondero

Cy Twombly © Mario Dondero

Carla Accardi © Mario Dondero

Commissaire de la tout première exposition de Francesca Woodman en 1978 Giusppe Casetti est en train de préparer une exposition en memoire de Francesca qui s'inaugurera peu de jour après notre visite, le 23 mai, et qui précédera la grande retrospective qui aura lieu au MOMA de San Francisco en 2011 et au Salomon Guggenheim de New York en 2012 ; ils nous laisse libre accès aux archives, il constate avec desarroi l'envie de certains de "spectaculariser" son exposition romaine qui commencera bientôt et de vouloir lui suggerer de changer le mode de présentation des images dans un lieu qui depuis toujours a fait de la discretion, du petit format et de la visite en amitié ses lois. Pas de concessions: il n'y aura pas de pancartes, il n'y aura pas de grands tirages, Francesca n'en faisait pas, il n'y aura pas de signaletique pour arriver au 28 de la rue de la reginella. Chose en revanche bien plus douce à annoncer : il y aura des inédits!





Dîner

En quête des lucioles dans le Bosco et dans les carrés des jardins de la Villa Médicis.
Les jardins sont remplis de lucioles , les étudiants restent jusqu'aux petites heures du matin les observer.

Jeudi 12 mai



Rencontre avec Maria Teresa de Bellis, responsable de la bibliothèque de l'académie de France à Rome et avec Raffaella Carchesio Bibliothéquaire adjointe

Rencontre avec les pensionnaires de la Villa Médicis

Visite de la minuscule église de San Carlino alle Quattro Fontane du Borromini

Dejeuner à l'antica Fiaschetteria Beltramme, restaurant tout aussi bien connu sous le nom de Cesaretto

C'est en effet Cesaretto Beltramme à oouvrir cette sympatique "fiaschetteria" en 1886, Cesaretto Guerra en reprend la direction et la transforme dans les années 30 dans le restaurant des écrivains, des artistes et des grands journalistes de l'Italie d'antan. Viennent déjeuner ici, à deux pas de la Via Margutta et de la Piazza del Popolo De Chirico, Guttuso, Schifano, Burri, Maccari, Moravia, Pasolini, Soldati, Calvino, Corradi, Viola, Dondero. Flaiano e Fellini y passent leurs journées et écrivent ici les scénarios de La dolce vita et de Huit et demi. Le restaurant est resté identique, pris en gestion en 1993 par Cesaretto Fazioli qui s'est engagé avec l'ancien propriétaire pour laisser venir déjeuner au même prix fixe de l'ancienne gestion tous les vieux clients qui voulaient s'y retrouver encore. L'usage est pris qu'ils viennent prendre leur repas avec l'adorable personnel de service à midi autour de la grande table centrale pour goûter un menu qui n'a pas changé: tonnarelli cacio e pepe ou pomodorini et basilic, fettuccine al sugo d'arrosto, straccetti , abbacchio al forno, pollo alla cacciatora, desserts maison. Chianti ou vin des Chateaux


Visite du quartier du Pigneto


Lecture collective de l’article de Pier Paolo Pasolini La scomparsa delle lucciole et d'extraits des Scritti Corsari au bar Necci, le célèbre bar d'Accattone lieu majeur de la flanerie romaine


Seminaire sur les livres de Gianni d'Elia Le stragi del petrolio, Riscritti corsari

Rencontre avec Davide Nota, poète et directeur de la revue La Gru et de la maison d'édition independante Sigismundus




Présentation aux étudiants de l'antologie Calpestare l'oblio, de la revue La Gru, de la maison d'édition Sigismundus, des livres de Roberto Roversi et lectures de La gettata del cielo de Augusto Amabili



L’aureola d’uranio sul cranio della vallata
fa da passerella
al male che sfila
in una notte stupidamente amica
dove tintinna e rintocca l’ugola
della campana paesana
e una croce
fortunatamente di luce
raggiunge la fronte e la benedice.

Oeuvre signalée au prestigieux prix de poésie Sandro Penna di Città della Pieve, raconte le magma visionnaire et intérieur d'un jeune habitant de la vallée du Tronto. Augusto Amabili.
Augusto Amabili est né en 1976 à San Benedetto. Il vit et réside dans le petit village de Spinetoli où il travaille comme ouvrier dans une industrie de chaussures. Ses textes sont publiés par La Gru, dans les antologies «La poesia e lo spirito» et «La dimora del tempo sospeso». Il a publié son premier livre La convalescence pour les éditions Fara.

Visite à l'association culturelle Beba do samba, bar nocturne et foyer de rencontres dans la Rome d'aujourd'hui, lieu de rencontres, concerts, performances, expositions. Discussion avec ses fondateurs.
le Beba do Samba se rèclame de l'archipel SCEC et accepte aussi les payements en SCEC

Découverte du quartier de San Lorenzo, visite au cinéma Palazzo occupé.


Les habitants du quartier romain de San Lorenzo s'opposent à la fermeture d'un ancien cinéma de quartier et à sa transformation en salle de Loto. manifestations, rencontres, lectures et concerts (notamment de la Banda di piazza Vittorio) se succèdent depuis quelques jours


Entre-temps à la Villa Médicis a lieu une émeute en faveur des lucioles, les pensionnaires de l'academie arrêtent l'habituelle désinfectation antimoustiques et sauvent les lucioles du Bosco, suite à l'apparition dans leur boîte email en début d'après-midi d'une lettre de Magic Malik:

"Petites loupiotes, bulles des gazeuses nuitées, seront gazées ce soir.
Nous compatissons à leur sort.
Dès la nuit tombée, nous pourrons les voir une dernière fois, écouter leurs histoires en morse sur des nuits plus habitées que les «néonphytes» que nous sommes en matière de rêves éveillés et d'obscurités savons l'envisager.
Nous imaginions faire signer une pétition pour leur sauvegarde, les recueillir dans nos maisons pendant la désinsectificationné. Mais le réalisme l'emporte, car les enjeux économiques liés à la manne que représentent les moustiques pour les sociétés qui proposent leur destruction temporaire (le gazage est nécessaire tous les mois) valent bien plus que nos petits éclats d'étoiles dispersés dans les jardins.
Lumières intervégétales, "au revoir"!. A l'année prochaine peut-être...
PS. Il n’est pas interdit d’espérer qu’un jour, des actions politiques servirons la survie et la prospérité des lucioles de la Villa Medici... "

Vendredi 13 mai



Lecture de l’Enfer de Dante (chant XXVI) dans la traduction de Jacqueline Risset et dans l'adaptation pour les éditions Al Dante de Stéphane Bérard



Promenade sur l'Appia antica


Visite à la collection Doria Pamphili

Caravage La fugue d'Egypte, Collection Doria Pamphili


Concert à la Villa Médicis Breakbot feat. Irfane (FR – Ed Banger) – Live; Cobram Deejays (IT – Nu Factory) – Dj set; Massimo Voci (IT – Paris Rockin’) – Dj set

Samedi 14 mai


« Era notte a Roma città aperta »


Lecture d’extraits des écrits de Roberto Rossellini

En collaboration avec Francesca Talamo de la fondation Rossellini projection de Paisà de Roberto Rossellini



L'Histoire et les petites histoires , conversation avec Francesca Talamo.


Analyse des archives et de documents inédits de Roberto Rossellini gracieusement mis à disposition par la Fondation Rossellini et d'extraits de témoignages sur l'oeuvre de Roberto Rossellini



Seminaire à partir d'un extrait sur l'histoire tiré des abécedaires inédits de Roberto Rossellini


Storia: La vera storia dell'umanità non è quella della conqusita, le distruzioni, i massacri o di personaggi come re, imperatori, condottieri deificati in certo qual modo dal "potere": La storia vera, autentica dell'umanità e quella dello sviluppo del pensiero, della fede in esso, della pazienza per sviluppare le conoscenze malgrado le apparenze. Lo sviluppo del pensiero ci ha avvicinato sempre più alla verità che se pure forse non sarà mai raggiungibile in assoluto quando ci appare anche come una tenue luce nel buio dell'infinito ci indica la meta verso la quale dirigerci per esser sempre più, ad ogni piè sospinto, uomini. La storia autentica è quello dello sviluppo della conoscenza della maggiore raffinatezza intellettuale e non come si fa oggi quello puro e semplice della "raffinatezza" simile allo snobismo.


Visite au quartier de l'EUR se terminant au petit lac devenu le lieu où nombre d'etrangers se retrouve à Rome fini le travail. Il y en a qui vont jouer à volleyball sans filet, qui jouent aux cartes, qui profitent pour converser. Quelle joyeuse surprise en voyant la survivance des gestes, cette capacité de profiter de l'espace, cette aisance qui se répète n'importe où, n'importe quand ...





Dîner au restaurant Il peperoncino, une pizzeria populaire de la zone san Paolo, sur la via Ostiense, les clients obligés d'attendre dehors que de la place se libère pour eux ne s'ennuient pas, les serveurs ont apprêté une petite table au bord de la rue. Une nappe, des olives de dimensions remarquables, des bouteilles de prosecco en libre accès pour que tout le monde puisse prendre l'apéro dehors: l'art de vivre de Rome ne disparaît pas. Quand la table à l'intérieur est prête un serveur sort avec un megaphone et crie le nom.



Nuit des Musées: visite du forum et des musées du capitole


Dimanche 15 mai


Visite du marché de Porta Portese, le lieu mythique des dimanches des romains. Le plus grand marché de la capitale.


Visite du cinéma Nuovo Sacher où se projette Habemus papam de Nanni Moretti






Lundi 16 mai


Séminaire sur le Copernico de Giacomo Leopardi

Lecture de Il Gallo Cedrone d’Eugenio Montale et de la section Flash et dedicaces de La bufera


Visite à la fondation pastificio Cerere, là où l'école de San lorenzo a travaillé et où Francesca Woodman avait son atelier, et passage à l’exposition de Reto Pulfer Die Kammern des Zustands accompagnés par Francesca Pellicci



Reto Pulfer né en 1981 à Berna (Svizzera) vit et travaille à Roma où il est artiste en residence à l'Institut Suisse Parmi ses dernières expositions: Present Future, Artissima, Galleria Balice Hertling, Torino (2010); Der Themenkatalog und andere Künstlerbücher, Archive Kabinett, Berlino (2010); Der Themenkatalog und andere Künstlerbücher, FormContent, Londra (2010); Der unmerkliche Zugang, Kunstverein di Arnsberg, Z'Innre redet im Öißre, Wartesaal, Zurigo (2009); Die Gunst der Sunde, die Kunst der Wunde, Galerie Balice Hertling, Parigi (2008). Artiste de jeune generation parmi les plus sollicités il a déjà participé à de nombreuses collectives: The Village Cry Regionale, Kunsthalle Basilea (2010); Swiss Art Awards, Basilea (2010) Animism, Kunsthalle Berna (2010); Animism, ExtraCity & Muhka Museum of Contemporary Art, Antwerp (2010); The Obstacle is Tautology, Atelier Benoît Maire, Parigi (2010); The Object of the Attack, David Roberts Foundation, Londra (2009); À corps & à texts, La Galerie de Noisy-le-Sec (2009), modern modern, Chelsea Art Museum, New York (2009); Object, the Undeniable Success of Operations, Stedelijk Museum Bureau, Amsterdam (2008).


Visite aux Musées Vaticans


Rencontre avec Lili Hinstin, adjointe à la direction artistique du festival du Cinéma du réel, ancienne responsable de la salle Michel Piccoli de Rome qui nous conseille d'aller urgemment visiter à Rome il Kino, une vraie luciole , c'est-à-dire un petit cineclub contemporain, né de la volonté de 60 jeunes fous du cinéma contemporain qui ont entièrement reconstruit une vieille salle abandonée pour douer Rome du cinéma de leurs rêves. Salle de projection, cinéma, bistrot et salle pour les rencontres.

l'equipe du Kino @ Il Kino

Nous ne pouvons ainsi que finir par evoquer l'autre miracle romain dans l'univers des petits espaces culturels independants, La camera verde, maison d'édition et salle de projections en 30 mètres carrés, dirigée par Giovanni Andrea Semeraro. Un'officina della mente, une usine de l'esprit, comme elle a été definie. Née en 1999 et encore aujourd'hui coeur pulsant de la recherche à Rome. On y projette comme par miracle en ces jours ci Nitrato d'argento , le film de Marco Ferreri dont le titre rend hommage aux composants chimiques qui faisaient la qualité de la pellicule cinématographique.




Mardi 17 mai

Lecture de La sera in cui si spense la luce de Goffredo Parise, des poèmes de Camillo Sbarbaro et d'extraits de La trama delle lucciole ainsi que de passages de L’ennui de Moravia

Voyage à Tivoli


Visite de la Villa Adriana



Seminaire sur Le retour des Lucioles de Denis Roche, lecture de la lettre à Roland Barthes






Visite de la Villa d'Este



Mercredi 18 mai


Visite aux ruines de Monterano


Monterano est un ancien bourg abandonné à l'intérieur d'un magnifique parc naturel du Lazio non loin du lac de Bracciano. Ville phantôme très peu connue car très difficile d'accès, a pourtant servi de set cinématographique pour de nombreux films. Ici ont été tournées par exemple des scènes de Brancaleone alle crociate de Mario Monicelli et de Ben Hur de William Wyler.
Village très puissant à l'époque etrusque entre le V et le IV siècle a.J.C.elle redevint très importante dans le haut Moyen Age. Les Anguillara l'avaient transformé en forteresse. On peut y visiter encore les ruines du palais ducal projeté par Gian Lorenzo Bernin et voulu par le prince Altieri, avec sa célèbre fontaine du Lion et celles du couvent de San Bonaventura construit par Mattia de Rossi toujours sur projet du Bernin avec au centre une magnifique fontaine octogonale .





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© Philippe Fangeaux


Lecture d’extraits de Promenades etrusques de DH Lawrence




Visite à la necropole de Tarquinia





Le bain etrusque

Baignade au coucher dans les parages de l'ancien temple etrusque de Pyrgi



Jeudi 19 mai


Rencontre avec Mario Orfini


© Mario Orfini

Vision du livre Quegli anni felici

Visite à Cinecittà et aux sets de Roma de Federico Fellini et Gangs of New York de Martin Scorsese (dans celui-ci Laurent Grasso - présent à la Villa Médicis au même moment où l'équipe y travaille -a tourné son film Paracinema )







Paracinema © Laurent Grasso

Laurent Grasso Naples Alfonso Artiaco Project Space May 13 - June 21, 2011

Dans le cadre des ouvertures du soir de Poussin et Moïse. Du dessin à la tapisserie, participation à la visite guidée de l'exposition avec Éric de Chassey, directeur de l'Academie de France à Rome, Marc Fumaroli, professeur honoraire au Collège de France, historien de la littérature, de l'art et membre de l'Académie française et Annick Lemoine chargée de mission pour l'histoire de l'art.











Vendredi 20 mai



Lecture d’extraits du livre d’Emmanuel Hocquard et Alexandre Delay Le retour des lucioles

Alexandre Delay La chaise longue Peinture acrylique sur photographies. Dans la série Le retour des lucioles 2002 - 2003


Observation romaine, mai 2011



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Visite au musée Maxi de Zaha Adid et à l'exposition de Michelangelo Pistoletto.


Michelagelo Pistoletto Graziella, 1971 papier de soie peint sur acier inox poli miroir 150 x 120

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Rencontre avec Luciana Azzolini Corradi, temoin privilegiée de l'époque, grande amie du directeur de la photographie Tonino Delli Colli auquel on doit les images extraordinaires entre autres de Accattone, Mamma Roma, La ricotta, L'évangile selon Mathieu, Comizi d'amore et Uccellacci et uccellini.


Nous apprenons ainsi que fut Delli Colli à parler en premier à Pasolini de la disparition des lucioles qu'il comparait à la perte d'une certaine innocence dans le cinéma italien de l'époque
Cette innocence - dit elle - est toujours peut-être quelque part, ailleurs, de retour .



Concert à la Villa Massimo d'Alva Noto et Ryuichi Sakamoto





Samedi 21 mai

depart






Bibliofilmographie pour la première mission
Le travail qu’il s’agit de penser dans ce projet de trois ans, implique des collaborations et des recherches diverses, menées par des différents membres de l’équipe enseignante de l’ESA. En raison de cette complexité du projet la bibliographie fournie n’est donnée qu’à titre purement introductif.
Ce premier moment d’exploration, conçu sur l’impulsion des enseignants Federico Nicolao et Philippe Fangeaux , a été conçu par exemple comme un moment de diagnostic des retombées possibles sur des jeunes artistes d’aujourd’hui d’une confrontation directe avec la thématique des lucioles.
Les volumes et les ouvrages cités ni circonscrits ni exhaustifs ne sont donc que des textes, des films, des pièces qui ont pu être évoqués marginalement . Puisqu’il s’agira d’investir et traverser plusieurs champs d’investigation et de les nourrir par des lectures, la liste qui suit n’est à considérer qu’une base de données absolument à réinventer pendant que le projet poursuivra. Une bibliograhie complète sera fournie plutôt à la fin des deux premières missions de recherche après la rencontre avec les scientifiques de l'observatoire Midi Pyrénées

BAILLY J.-C., Le propre du langage. Voyages au pays des noms communs, Paris, Seuil
D’ELIA G., L’eresia di Pasolini, Effigie, Roma 2004
D’ELIA G., Riscritti corsari, Effigie, Roma 2005
DIDI HUBERMAN G., Phasmes. Essais sur l'apparition, Paris, Minuit 1998
DIDI HUBERMAN G., Survivance des lucioles, Paris, Minuit 2009
DURAS M., Les petits chevaux de Tarquinia, Gallimard, Paris 1953
FITOUSSI J.-C., Les jours où je n’existe pas
FITOUSSI J.-C., Nocturnes pour le roi de Rome
JAAR A., Le ceneri di Gramsci
LANCIONI D., L’officina San Lorenzo, Villa Medici, 2007
LACOUE-LABARTHE P., Ecrits sur l’art, Mamco, Genève, 2009
LACOUE-LABARTHE P., Pasolini Une improvisation [D’une sainteté], William Blake & Co., Bordeaux, 1995
MORETTI N., Caro Diario
PASOLINI P.-P., Mamma Roma
PASOLINI P.-P., La ricotta
PASOLINI P.-P., Scritti corsari, Garzanti, Roma 1975
Pline l'Ancien, Histoire naturelle, Les Belles Lettres, Paris, 2003
PONTEVIA J.-M., Ecrits sur l’art, William Blake & co., Bordeaux, 1993
ROCHE D., La Disparition des lucioles - Réflexions sur l'acte photographique, Les cahiers du cinéma, 1984
BERGALA A. ROSSELLINI R., Le cinéma révélé, Flammarion, Paris, 1984
ROSSELLINI R., Roma città aperta
ROSSELLINI R., Viaggio in Italia
YOURCENAR M., Mémoires d’Hadrien, Gallimard, Paris, 1951